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Sauvegarde informatique
Quelle sauvegarde pour un serveur physique ?
Un serveur physique se sauvegarde comme une machine entière : système, applications, comptes et données, sous forme d’image restaurable, complétée par une sauvegarde des fichiers et des bases. Sauvegarder seulement le dossier des données oblige, le jour de la panne, à tout réinstaller avant de reposer les fichiers, ce qui prend souvent plusieurs jours.
Mis à jour en octobre 20263 min de lecture5 sources citées
L’essentiel
- Image système (bare-metal) pour redémarrer, fichiers et bases pour rendre un document ou une table.
- Une base SQL se sauvegarde avec un outil qui comprend la base, pas par copie de fichiers à chaud.
- La copie doit quitter le serveur : un second disque interne ne survit ni à l’incendie, ni au ransomware.
- Prévoyez le matériel de remplacement : carte RAID, licence liée au numéro de série, dongle.
- Restaurez l’image au moins une fois par an sur une machine de test, un fichier chaque trimestre.
Deux niveaux, les deux utiles
L’image système, ou la sauvegarde bare-metal. Elle capture les disques du serveur. On l’utilise quand le serveur ne démarre plus, quand le disque est mort, ou quand un ransomware a touché le système. Microsoft recommande ce type de sauvegarde pour reconstruire un contrôleur de domaine, notamment parce qu’elle peut être restaurée sur un matériel différent. Encore faut-il savoir sur quel matériel de remplacement elle redémarre : un serveur physique très spécifique (carte RAID, licence liée au numéro de série, dongle) se restaure mal ailleurs. Le prévoir avant la panne fait partie de la sauvegarde.
Les fichiers et les bases, en plus de l’image. Ils servent à rendre un document ou une table sans restaurer toute la machine. Une base SQL se sauvegarde avec un outil qui comprend la base (cohérence des transactions), pas seulement en copiant les fichiers pendant que le moteur écrit. Pour SQL Server, Microsoft décrit trois modes de récupération : seul le mode complet, avec des sauvegardes fréquentes du journal de transactions, permet de revenir à un instant précis.
La fréquence de l’image peut être quotidienne. Celle de la base peut être horaire si les saisies sont continues. Les deux historiques n’ont pas besoin d’avoir la même durée.
| Image système | Fichiers et bases | |
|---|---|---|
| Sert à | Redémarrer un serveur mort ou infecté | Rendre un document, une boîte, une table |
| Fréquence habituelle | Quotidienne | Quotidienne à horaire (journal de base) |
| Restauration | Matériel équivalent ou machine virtuelle | Vers un dossier ou une base de test |
| Point de vigilance | Pilotes, RAID, licences liées au matériel | Cohérence des transactions |
Ce qu’il ne faut pas oublier sur un serveur physique
- Le contenu des disques de données et la configuration (partages, tâches planifiées, certificats, comptes de service).
- Les bases et les applications métier, avec une méthode cohérente.
- La messagerie si elle est encore hébergée sur ce serveur (Exchange local), distincte de Microsoft 365.
- Une copie hors du serveur lui-même. Microsoft le rappelle pour SQL Server : les sauvegardes doivent être sur un autre appareil physique que les fichiers de la base, pas sur une autre partition du même disque. Un second disque interne ne survit pas à l’alimentation qui brûle, ni au chiffrement du système.
- Les supports d’installation et la configuration des logiciels : l’ANSSI recommande de les documenter, pour pouvoir reconstruire sans chercher.
- La clé de chiffrement de la sauvegarde, ailleurs que sur ce serveur.
- Un essai : restaurer l’image au moins une fois par an sur une machine de test, et un fichier chaque trimestre. La méthode est dans Comment tester qu’une sauvegarde fonctionne ?.
Ordre de grandeur de reprise
Sans image : réinstallation du système, des pilotes, des applications, puis copie des fichiers. Pour un serveur métier, comptez souvent une à trois journées si les installeurs et les licences sont retrouvés.
Avec image et copie hors site : le délai dépend du volume à ramener et du matériel de remplacement. C’est le RTO à mesurer, pas à deviner. Le NIST conseille d’anticiper le remplacement du matériel par des accords avec les fournisseurs. Si ce délai reste inacceptable, le serveur physique a besoin d’un PRA : redémarrage sur une instance de secours à partir de la sauvegarde, le temps de réparer le matériel.
Si plusieurs serveurs doivent repartir, l’ordre compte. L’ANSSI recommande de fixer à l’avance un ordre de restauration qui tient compte des dépendances (annuaire, DNS, bases) et de la criticité des applications.
Chez WeDoBack
WeDoBack sauvegarde les serveurs physiques Windows et Linux, ainsi que SQL Server, Exchange et les logiciels métiers, et peut restaurer le serveur complet, logiciels et paramètres compris, ou seulement des fichiers. Les données sont chiffrées sur la machine avant l’envoi ; la clé reste chez le client. L’agent sur un serveur physique est facturé 20 € HT par mois dans le tarif public SMART, en plus du stockage à 49,99 € HT par To et par mois ; en INTEGRAL, le stockage va de 100 € à 65 € HT par To et par mois selon le volume, avec des agents offerts selon le palier. Une option d’image système archivée existe : 15 € HT par mois pour une image semestrielle, ou 60 € HT par mois pour une image mensuelle, par serveur et par To. Si le matériel ne peut pas être remplacé à temps, le PRA redémarre les serveurs sur des instances de secours à partir de la version choisie.
Questions fréquentes
Une image système peut-elle être restaurée sur un autre matériel ?
Souvent oui : Microsoft indique par exemple qu’une sauvegarde bare-metal de Windows Server peut être restaurée sur un matériel différent. En pratique, les pilotes de stockage, les cartes RAID et les licences liées au matériel posent problème. Il faut l’avoir essayé une fois, sur une machine physique ou virtuelle, avant d’en avoir besoin.
Faut-il encore sauvegarder un serveur physique si ses disques sont en RAID ?
Oui. Le RAID permet de continuer quand un disque meurt. Il recopie aussi fidèlement une suppression, une corruption ou un chiffrement par ransomware. Ce n’est pas une sauvegarde : il n’y a ni historique, ni copie hors du serveur.
À quelle fréquence sauvegarder un serveur physique ?
L’image peut être quotidienne. Une base de données saisie en continu peut justifier une sauvegarde de son journal toutes les heures, voire plus souvent : c’est ce qui permet de revenir à un instant précis. La fréquence se déduit de la perte de données acceptable, le RPO.
Sources
Documents consultés en octobre 2026.
- Sauvegarde des systèmes d’information – Les fondamentaux (ANSSI-BP-100, v1.1, 27 novembre 2025) — ANSSI
- AD Forest Recovery – Backing up a full server — Microsoft Learn
- Back up and Restore of SQL Server Databases — Microsoft Learn
- SP 800-34 Rev. 1, Contingency Planning Guide for Federal Information Systems — NIST
- Offres et tarifs — WeDoBack
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