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PRA et PCA

Combien coûte un PCA ?

Un PCA coûte surtout un abonnement permanent : les serveurs de secours tournent avant la panne, donc on les paie les mois calmes comme les mois d’incident. C’est plus cher qu’un PRA au repos, et c’est précisément ce qui permet un relais sans attendre une restauration.

Mis à jour en octobre 20263 min de lecture4 sources citées

L’essentiel

  • La ligne principale est l’instance de secours allumée en continu, dont le prix suit la taille du serveur à remplacer.
  • S’y ajoutent le stockage, un agent par serveur, et souvent un lien Internet suffisant côté site.
  • Hors prix affiché : licences du secours, tests de bascule et de retour, temps humain.
  • On juge un PCA face au coût d’une heure d’arrêt, pas au sentiment que le montant est « peu » ou « cher ».

Les lignes

  1. Les instances de secours, allumées en continu. Un serveur plus gros coûte plus cher : le prix plancher d’une instance n’est pas celui d’un gros ERP.
  2. Le stockage qui alimente ces instances. Un petit service peut démarrer bas en stockage et coûter surtout par l’instance.
  3. Un agent par serveur sur le site du client, celui qui surveille et redirige le trafic.
  4. Le lien entre le site et le secours. Le surcoût éventuel de débit Internet côté client n’est pas dans le tarif du PCA : si les utilisateurs passent par un accès trop faible, le secours est inemployable.
  5. L’assistance et les tests. Vérifier la bascule et le retour arrière prend du temps humain. Ce n’est pas inclus dans le prix de l’instance.

Comparer au coût de l’arrêt

Le NIST recommande de chercher l’équilibre entre le coût de l’indisponibilité et le coût des moyens de reprise. Plus on veut redémarrer vite, plus le secours coûte ; un site de secours « chaud », prêt immédiatement, est la solution la plus chère. Le SGDSN demande lui aussi de comparer le coût du maintien de ressources critiques au coût de l’arrêt de l’activité avant de fixer la stratégie de continuité.

Un calcul simple suffit pour commencer. Si trois personnes à 40 € de coût chargé l’heure sont bloquées, une panne de cinq heures coûte déjà 600 € de salaires, avant le chiffre d’affaires perdu. Le PCA se juge là-dessus, pas sur le sentiment que « 65 € c’est peu » ou « c’est cher ».

Pourquoi c’est plus cher qu’une sauvegarde

Une sauvegarde ne maintient aucun serveur allumé. Le PCA maintient le calcul, la mémoire et la surveillance. On paie de la disponibilité, pas seulement des gigaoctets.

Le PRA peut sembler moins cher mois après mois parce que l’activation est à la journée. Sur une année sans sinistre, le PRA de préparation est souvent moins élevé qu’un PCA équivalent. Sur une année avec une panne de plusieurs jours, il faut additionner les journées. Le PCA, lui, ne présente pas cette facture surprise : elle est déjà dans l’abonnement. Voir Combien coûte un PRA ?.

Ce qui n’est pas dans le prix affiché

  • Le surdimensionnement « au cas où ».
  • Les licences logicielles du secours, parfois dues en double.
  • Le temps passé à écrire et tester la procédure de retour vers le serveur d’origine.
  • Une copie immuable anti-ransomware, qui reste une ligne de sauvegarde à part : voir Qu’est-ce qu’une sauvegarde immuable ?.

Chez WeDoBack

Tarifs publics hors taxes relevés en octobre 2026, pour montrer la structure ; la taille réelle des instances se chiffre avec vous.

  • Instances PCA : dès 50,22 € HT par mois et par instance, allumées en permanence.
  • Stockage PCA : dès 8,75 € HT par mois pour 50 Go, soit 175 € HT par To.
  • Agent : 6 € HT par mois pour un serveur virtuel, 20 € HT pour un serveur physique. Il assure le relais par un VPN IPsec, sans changement d’adresse IP.

Deux exemples de préparation, pas des offres :

  • Un petit serveur virtuel, 50 Go : stockage 8,75 € + instance 50,22 € + agent 6 €, soit environ 65 € HT par mois, environ 780 € HT par an, si l’instance de base suffit.
  • Trois serveurs virtuels, 1 To au total : stockage 175 €, trois instances au plancher (150,66 €), trois agents (18 €), soit environ 344 € HT par mois si chaque instance tient dans le palier de départ, ce qui est optimiste pour des serveurs de production réels.

Comparée à la sauvegarde SMART à 49,99 € HT par To, qui ne maintient aucun serveur allumé, la différence correspond à la disponibilité achetée.

Ces montants ne comprennent pas la réplication ou la synchronisation des données entre l’instance PCA et le serveur d’origine, qui n’est pas native : elle passe par un processus spécifique, adapté au besoin, que WeDoBack peut mettre en place sur devis.

Questions fréquentes

Pourquoi un PCA coûte-t-il plus cher qu’un PRA ?

Parce que le PCA maintient du calcul, de la mémoire et une surveillance en permanence, alors que le PRA démarre ses instances au moment de la décision. Le NIST classe les sites de secours « chauds », prêts immédiatement, comme les plus coûteux, et les sites « froids » comme les moins chers mais les plus lents.

Faut-il payer les licences logicielles deux fois ?

Cela dépend des contrats de licence. Certains éditeurs autorisent une instance de secours passive, d’autres facturent toute instance en fonctionnement. Vérifiez ce point avant de signer, pour chaque logiciel métier concerné.

Sur une année sans sinistre, un PRA revient-il moins cher ?

Le plus souvent, oui, puisque l’activation n’est pas facturée. Sur une année avec une panne de plusieurs jours, il faut additionner les journées d’activation du PRA ; le PCA, lui, a déjà intégré ce coût dans l’abonnement.

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